2 ans. Je t'adore ma chouette, on n'a pas finit d'aller toujours plus loin, toujours plus avec force. Rien t'empêchera de braver les orages, les tempêtes. Tu sais, nous étions là, hier pour te soutenir, et demain aussi, on le sera encore. - t'as qu'à lever les yeux, tu verras l'ange qui ta toujours surveiller. À son humble disponibilité, il t'aura permis de comprendre des choses que nous on n'accepte pas. Que nous on ne voit pas.En ce 19, je symbolise cette journée par ton histoire. Je t'adore.
Le plus ancien des deux.
Mme Dumont
Science
Un vertige puis le silence.
Sous forme de conte j'écrirai.
Il était une fois, v'la quelques années déjà, une famille, qui vivait en harmonie. Ils étaitent tous heureux. Rien ne pouvaient les séparés. Un lien solide, uni. Les fêtes familiales rapprochaient encore plus, et procuraient du bonheur, pour tout le monde. Même les oncles grincheux n'arrivaient pas à changer l'atmosphère fêtarde. Ce beau lien était composé de cinq personnes. Trois enfants, en premier lieu, le plus agé : Étienne, ensuite la benjamine : Annie-Claude et la jeune cadette, Jeanne. Et les deux parents : Luc et Sylvie. Bien sûre qu'auraient-ils fait sans leurs cinq gros chats ! L'homme de la maison travaille beaucoup. Il est rarement présent à la maison. Mais il réussit malgré tout à être présent, par-ci par-là. Luc adore jouer de la batterie et de la trompette aussi. Sylvie elle, aime mieux le piano, parfois la guitare. Un peu de rock, l'orchestre était en ville.
Dans une belle maison du village de Verchères, la famille vit paisiblement. Proche de l'école pour les enfants et pas trop éloigné pour les adultes. Sylvie travaille pour les personnes agées, elle leurs joue de la musique, avant qu'ils ne s'éteignent. Luc lui travaille dans une usine. Un homme qui se donne à fond pour offrir à sa famille ce dont il ont besoin. De jour en jour, on constate dans le visage de Luc un malaise. Un mal intérieur. Personne n'ose en glisser un mot. On laisse aller, on suppose que ça va passer. La fatigue, ou alors une petite déprime passagère. Ce soir là, il restera ancré, bien profond, dans les âmes de chacun des membres de la famille. Luc rentre à l'hôpital. Les médecins font pleins de diagnostiques. Des tests, des tonnes de tests.Trop de tests. Ils ont l'air sûr d'eux, les médecins. Que vont-il annoncer ? Luc a une leucémie aiguë.
Sylvie bouleversée. Incapable de se relever. Elle reste assise.Un choc. Les membres de son corps tremblent. La fureur contamine peu à peu les entrailles de sa personne. Le coeur se mêle, forme des noeuds, reste coincé puis arrête de battre, pour quelques instants.Trop longtemps. Les poumons cherchent leur oxygène. Un respire, un autre, inspiration, expiration. Encore, et puis un autre. Trop d'émotions à la fois. La colère, l'amour, la tristesse, l'angoisse. Trop de questions. Mais mon dieu, va-t-il survivre ? L'homme de sa vie. Le père de sa famille. Pourquoi lui ? La vie lui en voulait à ce point ? Une injustice ! Pas même le pire criminel sur cette terre ne mériterait ce sort. La boule dans la gorge, Sylvie se reprend. Elle part chercher les enfants. On ne sait pas s'il va survivre, il faut donc que les enfants le voit, pour une dernière fois. Quand Annie-Claude voit sa mère, elle sait alors que quelque chose se produit. Sa mère est bizarre. Personne ne réplique. Tout le monde suit. '' Les enfants, votre père est à l'hôpital.'' Soudain, c'est la panique. Rien n'avait séparé la famille auparavant. Ce sera une grande épreuve, tout le monde le sais. Mais on en est pas certain tant qu'on n'y est pas réellement rendu.
Des pleurs, un ciel de larme, un univers de souffrance. Les sons de la douleur, puis de longs silences.Apprendre à laisser partir ceux qu'on aime. Dure leçon de vie, dure épreuve familiale. Pour la première fois, on n'avait vue Étienne pleurer. Son modèle, l'idole de chaque enfant; son père, il allait mourrir. Des larmes plus puissantes qu'une bombe atomique. Ça faisait mal, un certain poids. À tour de rôle, ils prirent sa main, lui parlèrent, pleurèrent, écoutèrent le silence, souffraient, aimaient, mais n'avaient surtout pas le temps de penser au futur. Il allait venir assez vite. Annie-Claude et Jeanne firent comme Étienne. Le coeur en morceaux, c'était dur.
Deux jours plus tard, tôt le matin, un téléphone sonna. '' Oui allo ? ''...Luc est décédé.
Pas d'école de la semaine pour les enfants. La secousse doit redescendre un peu. Il y a les funérailles, les appels de proches qui ne cesse d'harceler, les papiers à régler et le temps, oui du temps pour soi-même. Les nuits sont courtes et elle ne portent certainement pas conseil. Des cernes et une couche de poches par-dessus, la solution semble dure à trouver.Le deuil sera long. Comme si, enfermés dans une petite pièce sombre, devant une multitudes de portes, différentes, chacun d'eux doivent trouvéscelle qui leur convient. Celle qui les mènera au bon endroit, à la sérénité, surtout à l'acceptation.
Les temps deviennent durs, rien ne réjouie personnes. La vie devient une raison de dépression. Comme si l'univers venait d'arrêter. Elle ne tourne plus. De toute façon, pourquoi tournerait-elle encore ?
Les connaissances, à l'école ne cesse de tourner autour d'Annie-Claude. Un animal de cirque. Les yeux ronds, les doigts pointés sur elle. Plus moyen de marcher sans que quelqu'un se retourne et ne la dévisage. '' Et vous, les élèves, quel est le métier de votre père ? ''
Un vertige, puis le silence.
Les soupers en famille deviennent rare. Personne ne se parle. Tout le monde évite la conversation, ils s'évitent tout court. Les regards ne se croisent plus. Les problèmes augmentent. Étienne boit à toutes les fin de semaines. il crit après Sylvie, il ne lui doit plus aucun respect. Pour lui, ce n'est plus sa mère.Annie-Claude se cherche un moyen de s'en sortir, sans devenir comme son frère. Elle reste prise dans le monde de sa musique, elle s'envole, dans son monde. Elle en parle avec ces amies, elle sait que parler va l'aider. Jeanne elle, essaye de vieillir trop vite. Elle copie sa soeur, se cherche, et ne s'est pas encore trouvée.
Aujourd'hui, ça fait deux ans, du décès de Luc. Le deuil n'est pas terminé.
Annie-Claude souffre encore, je le sais, elle vient me voir, c'est mon amie, et parfois, elle pleure en pensant à lui. La trompette de Luc est accrochée au plafond. La batterie ne parle plus, c'est pourquoi, de temps à autre, pour remémorer les bons souvenirs à Sylvie, son voisin vient la faire parler, cette batterie. La maison est vide. Tout est différent. Un immense désordre.
Cet événement devrait les aidés à grandir, à devenir des personnes fortes. Ceux qui en savent plus que nous. Ceux qui savent que la vie ne tient qu'à un fil. Nos erreurs sont des bouées de sauvetages. Sans quoi, on coulerait. Une erreur, c'est un avertissement, avant de se planter. C'est pour nous remettre sur le chemin. Nous motiver, nous éduquer. L'école c'est la vie. La vie c'est l'aprentissage.
La leucémie est la maladie du sang, celle qui élimine les globules rouges et ne laisse que les blancs.
Nous, les proches, on agit comme supportaires,comme des oreilles attentives, comme une deuxième famille. Nous, leurs amis, on les aiment et on les supportent.
Le vide est dur à remplacer. Il faut trouver un autre moyen pour le combler. Il faut un amour qui peut remplir le trou, qui agirait de la même manière que l'amour d'un paternel, un amour qui efface la douleur. Laissons le temps agir. Peu-être alors, trouveront-ils la bonne porte, au bon moment. Comme de simples passants,nous, on observent la scène...souvent sans dire un mot.
Chacun d'eux ont perdu un bout de leur enfance, un bout de qui ils sont. C'est d'apprendre à jongler avec le temps qui est dur. Il faut vite se responsabiliser. Maturer. On se perd dans un océan de doute, dans une vague de personnalité. Comme un volcan qui décide soudainement d'exploser, comme une tempête incontrôlable, comme le feu de forêt, celui qui détruit tout, sans aucun reste.
Une catastrophe, puis on reconstuit.
Mais dans le fond, cette histoire, elle n'a pas de fin. La conclusion c'est le destin qui le fait. C'est lui qui choisit. Ces lignes, c'est lui qui le compose, de son propre imaginaire. Et vos yeux curieux qui regarde cette feuille.Oui ,vos yeux. Alors eux, ils conscientisent.
Cette fin on peut la changer. Elle peut être la plus belle d'entre toutes.Non pas, ils se marrièrent et eurent beaucoup d'enfants. Mais plutôt, comme, ils aiment la vie. Ma conclusion est la plus belle. Parce que la fin, il n'y en a pas, c'est une suite, une continuité de la famille, en permanence. Une évolution.
On apprends tout le temps. On grandit toujours.
On tombe, puis on se relève. Toujours identique. Un cercle, un recommencement.
Un pas en avant. On avance et on recule.
Et puis un autre pas..
M.L.

2 commentaires:
:O :'(. putain que c'Est beau marie.
genre wow.
Petite merveille de mon coeur. Je t'aimee!
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