26 mars 2008

Brûle, brûle.



Et nous brûlerons;
dans les âmes rouillées
dans les malaises condamnés
Et puis nous calcinerons;
sous le poids des regards
sous les lames tranchantes de leurs bontés.
Embrasé.
-Et il dévore les souvenirs, dérobe les espoirs et esquive le pire;
tu es parasite.

17 mars 2008

L'œuvre d'art n'est pas le reflet, l'image du monde; mais elle est à l'image du monde.-Ionesco

Embrasse des yeux le tableau qui se présente devant toi. Tâche ta vie de couleurs, elle vaudra un peu plus que du blanc. Perfectionne l'impossible et ajoute de la minutie à tes courbes déroutées. Prend soin d'arranger les tons et les nuances. Tu n'apercevras pas les heures passées, mais tu serras fier du résultat, crois moi. Tu voudras d'abord la vendre, mais ta vie est tellement plus belle accrochée sur ton mur, que tu décidera de la chérir et de la comtempler d'avantage. Ne l'expose pas au grand publique, ce serra sa perte. Accepte les critiques et ne laisse pas les doigts sales la toucher. C'est ton oeuvre, ta vie. Pose sur elle un peu plus de respect.
-Allez, elle est jolie ta toile, mais cesse d'y rajouter du noir, tu veux ?

1 mars 2008

On tue un homme, on est un assassin.On tue des millions d'hommes, on est un conquérant.On les tue tous, on est un dieu.- Rostand


Peut-être, cela semblera alors, à un jeu; avec un pion et un dé.
Oui, sans doute nous levrons nous, tendrons la main et prendrons le dé. Certainement, que tu prendras un rustre élan, et de celui-ci, un chiffre se révélera, sur le carré que tu avais lancé.
Alors, tu empoigneras ton pion, et l'avancera jusqu'à cette case, ou les mots sont clair et net: ''Retour à la case départ''. Nous nous dévisagerons. Et toi, par contre, dans ton corps frêle, tes entrailles se serreront. Ta chaleur corporelle s'élèvera, et une nausée t'affaiblira. Nous acourirons, pour nous assurer que ce qui t'emporte n'est qu'un malaise passager. Certains tiendront tes cheveux, d'autres te glisseront à l'oreille des mots sécurisants et durant ce temps, quelques-uns rempliront un verre d'eau et mouilleront un linge pour te le déposer sur la nuque. Moi je serai là, debout dans le hall, à regarder tout ce monde aller. Je t'observerai, dans les vapes, et j'esquisserai un léger sourire, sur le coin de ma bouche. Non que je m'en plaise. Simplement que la vie s'occupe de tout. D'abord de nos erreurs...Tout recommencer n'est peut-être pas si mauvais. Voit-le du bon oeil.

Bombarde moi d'amour, femme.


Rien de gratifiant, en fait. Le peuple se meurt et se démène à voir la réelle raison dans ce bordel. Les gens courent les rues, en espérant trouver réponses. Les cris fusent de partout. Les toitures des petites maisons se font engoufrées par les flammes, les arbres terminent leur transformation en ne devenant plus que, cendres. Et durant ce temps, dans une jolie cabane en briques, une femme abuse du pouvoir de la féminité. Deux êtres se cherchent, dans la pénombre qu'est livré la pièce. Même si le monde tourne encore et encore, dans leurs yeux, il semble si lent. Leurs oreilles n'entendent plus la ville gronder, leurs esprits ne se préoccupent plus que de ce souder. Malgré les intempéries, malgré la vie. C'est un peu le rôle de l'amour. Soutenir, mais ô combien, de ces bras: protéger. Empêcher le mal de livrer combat. Et sur ce; malheur à ceux qui.